L’estimation est basée sur les pertes générées par l’impact direct sur le tourisme ainsi que les effets indirects sur les industries adjacentes telles que l’hébergement ou les hôtels, qui représentent ensemble plus de 3 % du PIB mondial annuel, ce qui signifie qu’une telle épidémie peut avoir de graves conséquences si elle n’est pas maîtrisée pendant trop longtemps.
Les vaccinations sont importantes et le monde a besoin d’un plan qui permettra d’atténuer les effets sociaux négatifs. Le risque de maladies infectieuses est énorme, en particulier pour les personnes travaillant dans le secteur du tourisme, qui ont de plus en plus de chances d’y être exposées dans le cadre de leurs activités quotidiennes, qu’il s’agisse de visiter différents pays ou d’interagir avec des touristes arrivant dans le pays où elles vivent. Les hôtels ont besoin d’un personnel en bonne santé pour que les clients puissent également être en sécurité lors de leurs voyages internationaux ou locaux. Les gouvernements doivent donc prendre cette question au sérieux et investir des fonds dès maintenant avant que la situation ne devienne incontrôlable.
Les pays en développement ont été durement touchés par la pandémie de COVID-19, avec une baisse estimée de 60 à 80 % des arrivées de touristes internationaux et jusqu’à 40 % des pertes de PIB mondial. Les nations développées comme le Japon ont vu leur tourisme diminuer, mais pas à la même échelle que les pays en développement. Les pays en développement sont touchés de manière disproportionnée par la réduction des voyages et de l’activité économique, en grande partie à cause de l’inégalité des virus entre les zones développées et les zones non développées – selon certaines estimations.
Bien que de nombreux pays se soient remis de la pandémie, il faudra peut-être des années avant que le tourisme ne retrouve son niveau d’avant la pandémie. Cela est dû en partie aux restrictions telles que les interdictions de voyager et la lenteur de l’endiguement du virus, qui rendent les voyages internationaux moins attrayants pour ceux qui souhaitent passer des vacances à l’étranger. En outre, des facteurs économiques tels que le manque de confiance des voyageurs constituent des obstacles supplémentaires au rétablissement rapide des chiffres du tourisme après une épidémie ou une catastrophe, car les touristes dépendent fortement des conditions économiques mondiales favorables lorsqu’ils décident où aller avec leur argent.
L’industrie du tourisme n’a pas été épargnée par la récession financière mondiale. Les acteurs du secteur s’attendent à une reprise, mais il faudra au moins quatre ans pour que les pertes soient effacées et que l’on retrouve les niveaux d’avant la récession. On s’attend à ce que le tourisme rebondisse cette année, mais pour l’instant, il a perdu des milliards en raison de ses performances médiocres en ces temps difficiles. On estime que les pertes se situeront entre 1 500 et 2 milliards d’euros d’ici fin 2021 si aucun programme ou politique de relance n’est mis en œuvre dans ce délai.
Selon le scénario le plus pessimiste, une baisse de 75 % du nombre de touristes internationaux entraînerait une perte de PIB estimée à 2 100 milliards d’euros. Si les vaccins ne sont pas distribués à tous et que les taux de vaccination restent faibles, on s’attend à une baisse d’environ 40 % dans les pays à forte couverture vaccinale. L’économie mondiale souffrirait grandement si nous n’étions pas en mesure d’empêcher ce virus de se propager plus loin que ce qui s’est déjà produit jusqu’à présent, d’après les estimations de l’étude sur le nombre de touristes qui ont été dissuadés parce qu’ils ont peur qu’eux-mêmes ou leurs proches soient infectés en voyageant à l’étranger trop tôt après l’apparition d’épidémies dans différentes régions.
]]>Les économistes prévoient que la Thaïlande connaîtra probablement une stagnation économique en raison de l’incapacité des citoyens et des gouvernements thaïlandais à lutter efficacement contre les cas de COVID-19 et les variations infectieuses au sein de leur pays ; cela entraînerait d’autres pays comme l’Inde ou la Malaisie, qui connaissent encore eux-mêmes certains de ces problèmes, à se redresser encore plus lentement qu’ils ne l’ont déjà fait en raison du manque d’échanges avec les nations voisines qui pourraient leur fournir les ressources nécessaires aux efforts de redressement.
Les perspectives économiques des six pays étudiés sont positives, tous affichant un revirement par rapport à la baisse de leur PIB l’année dernière, due à la maladie COVID-19. Toutefois, cette recrudescence des taux d’infection pourrait également entraver la croissance en 2020 et 2021, même si la Thaïlande devrait enregistrer une croissance de 1,9 % d’ici là, ce qui serait inférieur à celle d’autres pays.
Les épidémies de COVID-19, qui sont la principale raison pour laquelle la Thaïlande a été rétrogradée au rang de pays à haut risque par le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) des États-Unis, ont eu des effets désastreux sur l’industrie touristique thaïlandaise. En outre, avant même la publication de cet avertissement au début du mois de juillet, il semblait déjà que le nombre de touristes était en baisse, principalement parce que les autorités thaïlandaises ont interdit aux touristes l’accès à des sites populaires tels que l’île de Koh Tao, à Bangkok, après les avoir déclarés à « risque extrême », suite à des rapports locaux indiquant que plus de 10 000 personnes avaient été infectées par le virus.
Inspirée par le succès du modèle de Singapour, qui lui a permis de maintenir un faible nombre de cas de COVID, la Thaïlande ouvre son île de Phuket, auparavant interdite, dans l’espoir d’attirer les touristes étrangers. Le gouvernement prévoit d’utiliser cette campagne comme un moyen de produire davantage de revenus afin de relancer le secteur du tourisme. Cependant, le risque et l’imprévisibilité de telles initiatives font craindre l’apparition d’autres épidémies.
Le gouvernement malaisien cherche désespérément à stopper la propagation du virus qui infecte sa population et a donc récemment annoncé un confinement national. La mesure, qui n’était initialement en vigueur que pendant 10 jours, a ensuite été prolongée par des restrictions plus strictes sur les déplacements. Les infections continuant à augmenter à un rythme alarmant, les autorités espèrent que ces mesures les aideront à contrôler la propagation de l’infection avant que d’autres vies ne soient perdues en raison du manque de connaissances sur la dangerosité de cette maladie si elle n’est pas traitée immédiatement. Avec l’aide de 36 milliards de dollars liée au COVID, la Malaisie espère maintenir sa position de puissance économique de l’Asie. Pendant ce temps, en Inde, une nouvelle étude prévoit une baisse de la croissance de plus d’un point. Cela est dû principalement au fait que l’Inde connaît ce que l’on ne peut décrire que comme une épidémie avec plus de 6 000 décès par jour en ce moment, ce qui a incité de nombreux économistes et analystes du monde entier à prévoir des perspectives réduites de succès futur pour l’Inde.
Les Philippines et l’Indonésie luttent pour maintenir leur taux de croissance économique, tandis que Singapour affiche de bons résultats en comparaison. Les économistes prévoient que l’économie philippine connaîtra une croissance de 4,3 %, mais cette projection représente une baisse de 0,9 point de pourcentage par rapport à leurs précédentes projections consensuelles pour 2021, ce qui montre à quel point il est difficile ces derniers temps pour des pays de suivre l’augmentation de la demande mondiale, principalement due au ralentissement du PIB de la Chine, qui tente non seulement de rattraper son retard sur le plan économique, mais aussi d’éviter de tomber dans un cycle de pauvreté de plus en plus grave dans son pays, où 42 millions de personnes vivent avec moins de 2 dollars par jour en moyenne.
Les restrictions imposées à l’activité économique devenant plus prévisibles, des signes de reprise ont été observés dans tous les secteurs. La forte demande mondiale en produits électroniques a également donné un nouvel essor. Tous ces facteurs indiquent qu’il y aura une augmentation de la croissance dans de nombreux pays asiatiques cette année et l’année prochaine également, la Chine étant en tête avec 6 %. Le COVID reste l’un des risques les plus élevés pour l’économie asiatique.
]]>Si l’explosion des transactions autour des machines industrielles d’occasion ne fait pas les affaires des constructeurs, elle arrive à point nommé pour les professionnels, mais aussi pour la planète : réalisation d’importantes économies et diversification des possibilités d’investissement pour les agriculteurs, les industriels ou encore les entreprises de BTP, puis réduction des mises en rebut des biens d’équipement encore opérationnels et régulation de la production des machines industrielles neuves pour mieux protéger l’environnement.
Les réductions budgétaires sont la première motivation qui pousse les professionnels à se tourner vers le marché de l’occasion.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’investissement n’a pas forcément un objectif d’expansion. Il est même parfois nécessaire à la survie des collectivités agricoles et des PME. C’est pourquoi l’opportunité du marché d’occasion peut sauver des projets et des emplois. Il y a une petite décennie, le marché des machines industrielles d’occasion ne disposait que d’un seul débouché organisé : la foire professionnelle de Karlsruhe, en Allemagne. La clientèle de cet évènement annuel est majoritairement constituée de PME européennes et de collectivités agricoles qui n’ont pas les moyens de financer des projets d’investissement basés sur du matériel neuf. Daniel Tressères, organisateur de l’évènement et spécialistes des équipements de l’industrie métallurgique, explique à nos confrères des Echos.fr que « le matériel d’équipement d’occasion coûte entre 50 et 60% du neuf ».
Des économies substantielles qui incitent un peu plus les professionnels à accroitre leur parc de machines pour améliorer leur productivité.
Les réductions budgétaires sont la première motivation qui pousse les professionnels à se tourner vers le marché de l’occasion. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’investissement n’a pas forcément un objectif d’expansion. Il est même parfois nécessaire à la survie des collectivités agricoles et des PME.
C’est pourquoi l’opportunité du marché d’occasion peut sauver des projets et des emplois. Il y a une petite décennie, le marché des machines industrielles d’occasion ne disposait que d’un seul débouché organisé : la foire professionnelle de Karlsruhe, en Allemagne. La clientèle de cet évènement annuel est majoritairement constituée de PME européennes et de collectivités agricoles qui n’ont pas les moyens de financer des projets d’investissement basés sur du matériel neuf.
Daniel Tressères, organisateur de l’évènement et spécialistes des équipements de l’industrie métallurgique, explique à nos confrères des Echos.fr que « le matériel d’équipement d’occasion coûte entre 50 et 60% du neuf ». Des économies substantielles qui incitent un peu plus les professionnels à accroitre leur parc de machines pour améliorer leur productivité.
Plus qu’une nouvelle opportunité, le marché des machines industrielles d’occasion est une véritable incitation à l’investissement pour les professionnels qui ne peuvent pas envisager des acquisitions neuves dans une conjoncture compliquée.
Selon une enquête menée par le magazine Challenges (et que vous pouvez consulter ici dans son intégralité), « les revenus de nombreux agriculteurs sont en baisse depuis plusieurs années, ajoutés à un endettement important ». Pour croître et améliorer leur productivité, les agriculteurs peuvent ainsi compter sur des places de marché qui mettent en relation les vendeurs (généralement d’autres professionnels) et les acheteurs, sans commission. C’est ce que propose Mascus, une plateforme inspirée des sites des petites annonces qui totalise plusieurs centaines de milliers d’offres avec :
Plus qu’une nouvelle opportunité, le marché des machines industrielles d’occasion est une véritable incitation à l’investissement pour les professionnels qui ne peuvent pas envisager des acquisitions neuves dans une conjoncture compliquée. Selon une enquête menée par le magazine Challenges (et que vous pouvez consulter ici dans son intégralité), « les revenus de nombreux agriculteurs sont en baisse depuis plusieurs années, ajoutés à un endettement important ». Pour croître et améliorer leur productivité, les agriculteurs peuvent ainsi compter sur des places de marché qui mettent en relation les vendeurs (généralement d’autres professionnels) et les acheteurs, sans commission. C’est ce que propose Mascus, une plateforme inspirée des sites des petites annonces qui totalise plusieurs centaines de milliers d’offres avec :
Mascus.fr peut compter sur une énorme base d’acheteurs et de vendeurs, ce qui garantit des transactions rapides et des annonces très régulières. Le site propose un puissant filtre de recherche pour parcourir les offres en fonction des catégories, des marques, de l’ancienneté, du pays d’origine, de l’état (bon état, accidenté ou vente pour pièces), des photos, des prix, de la date de publication, etc. Si les professionnels ne trouvent pas leur dévolu sur les annonces, ils peuvent toujours passer un appel d’offre et mettre les fournisseurs en concurrence.
Pour profiter pleinement des avantages de l’acquisition d’une machine industrielle d’occasion et rentabiliser son investissement en toute sérénité, il s’agira de suivre quelques règles de bon sens. En voici une synthèse :
En suivant ces bonnes pratiques qui relèvent finalement du bon sens, vous allez non seulement profiter de votre machine, mais aussi mieux la valoriser dans l’éventualité d’une revente ultérieure. Conseil de pro : plus le nombre de « participants » au cycle de vie d’une machine industrielle est important, plus la valeur d’une documentation sur la traçabilité et l’entretien du bien croît.
]]>Dans de nombreux grands pays, les marchés du travail sont extrêmement tendus, avec des taux de chômage qui ne représentent qu’une fraction de ce qu’ils étaient lors de la crise de ces dernières années. Pourtant, les travailleurs attendent toujours un avantage qui accompagne traditionnellement un chômage moins élevé: des salaires plus élevés.
Plus de trois décennies après que Ola Karlsson ait commencé à peindre des maisons et des bureaux pour gagner sa vie, il a vu la richesse pétrolière transformer l’économie norvégienne. Il a participé à un boom de la construction qui a remodelé Oslo, la capitale. Il a vu les loyer grimper dans le centre de la ville. Ce qu’il n’ a pas vu depuis de nombreuses années, c’est une augmentation de salaire, même si le taux de chômage de la Norvège est resté inférieur à 5 pour cent, ce qui indique que les travailleurs sont rares.
« Le salaire a été au même niveau », a déclaré M. Karlsson alors qu’il s’arrêtait de peindre un complexe de bureaux dans la banlieue d’Oslo. « Je n’ai pas vu mon salaire augmenter depuis cinq ans. »
Sa plainte résonne bien au-delà des rives nordiques. Dans de nombreux grands pays, dont les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Japon, les marchés du travail sont extrêmement tendus, avec des taux de chômage faibles, et pourtant les salaires n’augmentent pas.
Certains économistes affirment que le monde est toujours aux prises avec la gueule de bois causée par le pire ralentissement économique depuis la Grande Dépression. Une fois que la croissance prendra de l’ampleur, les employeurs seront obligés de payer plus cher pour combler les postes.
Mais d’autres économistes affirment que la faible croissance des salaires est un indicateur d’un nouvel ordre économique dans lequel les travailleurs sont à la merci de leurs employeurs. Les syndicats ont perdu du poids. Les entreprises comptent sur les travailleurs temporaires et à temps partiel tout en déployant des robots et d’autres formes d’automatisation de manière à pouvoir produire plus sans payer plus aux êtres humains. La mondialisation a intensifié les pressions concurrentielles, reliant les usines d’Asie et d’Amérique latine à des clients en Europe et en Amérique du Nord.
« En général, les gens ont très peu d’influence pour obtenir une augmentation de leurs patrons, individuellement et collectivement », dit Lawrence Mishel, président de l’Economic Policy Institute, une organisation de recherche axée sur les syndicats à Washington. « Les gens qui ont un travail décent sont heureux de pouvoir garder ce qu’ils ont. »
Aux États-Unis, le taux de chômage est tombé à 4,2 % en septembre, soit moins de la moitié des 10 % observés pendant la pire période de la Grande Récession. Pourtant, pour le travailleur américain moyen, les salaires n’avaient augmenté que de 2,9 % par rapport à l’année précédente. C’était une amélioration par rapport aux derniers mois, mais il y a dix ans, lorsque le taux de chômage était plus élevé, les salaires augmentaient à un taux supérieur à 4% par année.
En Grande-Bretagne, le taux de chômage a chuté à 4,3 % en août, son niveau le plus bas depuis 1975. Pourtant, les salaires n’ont augmenté que de 2,1 % au cours de la dernière année. C’était inférieur au taux d’inflation, ce qui signifiait que les coûts des travailleurs augmentaient plus rapidement que leur salaire.
Au Japon, la faible croissance des salaires est à la fois le symptôme d’une économie tendue par les inquiétudes et un constat qui pourrait maintenir l’avenir des salaires au pays du soleil levant à un niveau bas, privant les travailleurs de pouvoir d’achat.
En Norvège, comme en Allemagne, les augmentations modestes des salaires sont le résultat d’une coordination entre les syndicats et les employeurs afin de maintenir les coûts à un bas niveau pour soutenir l’industrie. Cela fait pression, par effet boule de neige, sur la France, l’Italie, l’Espagne et d’autres pays européens pour que les salaires restent bas afin de ne pas perdre de commandes.
Mais cette tendance reflète aussi un afflux d’entreprises douteuses, dont le personnel est composé d’immigrants qui reçoivent des salaires bien inférieurs aux taux en vigueur, ce qui sape le pouvoir syndical.
Que cela se passe même en Norvège, dont le célèbre modèle nordique privilégie l’harmonie sociale, souligne les forces mondiales qui sont à actuellement à l’œuvre. Les emplois qui exigent des compétences spécialisées et poussées sont de plus en plus nombreux. Il en va de même pour les emplois peu rémunérés et peu qualifiés. Les positions intermédiaires sont constamment menacées.
« La crise a accéléré l’ajustement, la restructuration de la production de biens et plus encore dans le secteur des services », déclare Stefano Scarpetta, directeur de l’emploi, du travail et des affaires sociales à l’Organisation de coopération et de développement économiques à Paris. « Beaucoup de ceux qui ont perdu leur emploi et qui sont retournés au travail ont trouvé des emplois moins bien payés. »
En novembre 2016, une semaine après l’élection de Donald J. Trump à la présidence des USA pour ramener des emplois en Amérique, les habitants d’Elyria, Ohio, une ville de 54 000 habitants à environ 50 kilomètres à l’ouest de Cleveland, apprirent qu’une autre usine locale était sur le point de fermer.
L’usine est exploitée par 3M, fabriquant de matières premières pour les éponges. Les conditions y sont influencées par un aspect de plus en plus rare de la vie américaine: un syndicat qui représente les travailleurs.
Le syndicat a prétendu que la fermeture était le résultat d’un transfert de production au Mexique. La direction a dit qu’elle réduisait simplement la production alors qu’elle se débattait avec une surabondance venant d’Europe. Quoi qu’il en soit, 150 personnes vont perdre leur emploi, dont Larry Noel.
M. Noel avait commencé à travailler à l’usine sept ans plus tôt comme ouvrier général, gagnant 18 $ de l’heure. Il avait fait son chemin dans l’entreprise jusqu’à gagner 25,47 $ de l’heure. Il devrait repartir de zéro en sachant que la plupart des emplois qui conviendraient à M. Noel lui rapporteraient moins de 13 dollars l’heure soit un salaire divisé par 2.
« Ces compagnies le savent », dit-il. « Ils savent que tu as besoin d’un travail, et tu dois le prendre. Beaucoup d’entre nous aimeraient que le syndicat joue son rôle, car nous aurions de meilleurs salaires. »
L’année dernière, seulement 10,7% des travailleurs américains étaient représentés par un syndicat, contre 20,1% en 1983, selon les données du ministère du Travail. De nombreux économistes considèrent que ce déclin explique pourquoi les employeurs peuvent payer des salaires moins élevés.
En 1972, les travailleurs dits productifs – environ 80% de la main-d’oeuvre américaine – rapportaient des salaires moyens équivalant à 740 $ par semaine en dollars d’aujourd’hui, après ajustement pour tenir compte de l’inflation, selon une analyse des données fédérales effectuée par l’Economic Policy Institute. L’an dernier, le travailleur moyen gagnait en moyenne 724$ par semaine. En 44 ans, le travailleur américain type a donc subi une baisse de salaire d’environ 2%.
L’économie conventionnelle suggère que c’est un excellent moment pour Kuniko Sonoyama de demander une augmentation substantielle des salaires. Au cours des 10 dernières années, elle a travaillé à Tokyo, où elle a inspecté du matériel High Tech pour de grandes sociétés d’électronique.
Après des décennies de déclin et de stagnation, l’économie japonaise a connu une croissance pendant six trimestres consécutifs. Les bénéfices des sociétés atteignent des sommets sans précédent et la population du Japon est en déclin, en raison des restrictions imposées à l’immigration et du faible taux de natalité. Le taux de chômage n’est que de 2,8 %, le plus bas niveau en 22 ans.
Pourtant, Mme Sonoyama, comme un nombre croissant de travailleurs japonais, est employée par le biais d’une agence de placement temporaire. Elle n’ a reçu qu’une seule augmentation – il y a deux ans, lorsqu’elle a accepté une mission difficile.
« Je me demande toujours si c’est OK. que je ne sois jamais augmentée », a dit Mme Sonoyama, 36 ans. « Je suis inquiete pour l’avenir. »
Les salaires moyens dans le pays n’ont augmenté que de 0,7 pour cent l’an dernier, après ajustement pour tenir compte de l’augmentation du coût de la vie. Le gouvernement a pressé les entreprises de payer des salaires plus élevés, sachant que trop d’angoisse économique se traduit par un déficit des dépenses de consommation, ce qui limite les salaires pour tous. Mais les entreprises ont surtout choisi de ne pas partager leurs bénéfices avec leurs employés. Beaucoup hésitent à assumer des coûts supplémentaires par crainte que les bons résultats ne durent pas.
Depuis l’éclatement de la bulle monumentale de l’investissement immobilier au Japon au début des années 1990, le pays est aux prises avec un résidu pernicieux de cette époque: la déflation ou la chute des prix. La baisse des prix a limité l’incitation des entreprises à investir et à embaucher. Ce que font les entreprises en matière d’emploi implique de plus en plus les agences de placement qui permettent plus de flexibilité qu’un salarié classique.
Aujourd’hui, près de la moitié des travailleurs japonais de moins de 25 ans occupent des postes à temps partiel ou temporaires, contre 20 % en 1990. Et les femmes, qui gagnent généralement 30 % de moins que les hommes, occupent un nombre disproportionné d’emplois. Des années de réduction des coûts des entreprises ont affaibli les syndicats japonais, qui tendent à privilégier la sécurité de l’emploi sur les salaires.
La récente hausse des salaires, bien que modeste, a fait naître l’espoir d’une augmentation des dépenses qui encouragerait les entreprises à hausser les salaires et à reclasser les travailleurs temporaires au rang d’employés à temps plein.
Jusqu’ à ce que cela se produise, les travailleurs resteront probablement confinés, réticents à dépenser.
En Norvège, le modèle nordique a été méticuleusement conçu pour offrir des niveaux de vie universels qui sont abondants selon les normes mondiales.
Les travailleurs bénéficient de cinq semaines de congés payées par an. Tout le monde reçoit des soins de santé dans le cadre d’un programme gouvernemental. Les universités sont gratuite. Lorsque les bébés arrivent, les parents obtiennent une année de congé de maternité et de paternité. Tout cela s’affirme par un consensus social profond et soutenu par une richesse pétrolière prodigieuse.
Pourtant, même en Norvège, les forces économiques mondiales exposent un nombre croissant de travailleurs à de nouvelles formes de concurrence qui limitent les salaires. Les immigrants d’Europe de l’Est prennent les emploi et les postes temporaires augmentent.
En théorie, les travailleurs norvégiens sont protégés de telles situations. Dans le cadre du système élaboré de négociation norvégien, les syndicats, qui représentent plus de la moitié de la main-d’œuvre du pays, négocient avec les associations d’employeurs pour établir un tarif général couvrant les salaires dans tous les secteurs d’activité. Au fur et à mesure que les entreprises deviennent plus productives et plus rentables, les travailleurs s’approprient une part proportionnelle des bénéfices.
Les employeurs sont censés payer les travailleurs temporaires à la même échelle que leurs employés permanents. En réalité, les jeunes entreprises ont trouvé des solutions pour contourner cette loi, employant les Européens de l’Est à des salaires nettement inférieurs que leurs homologues norvégiens. Certaines entreprises versent des salaires standard aux travailleurs temporaires, mais leur font ensuite faire des heures supplémentaires sans rémunération supplémentaire. Les syndicats se plaignent de cette application inégale.
« L’employeur norvégien et le travailleur polonais préféreraient tous deux avoir des emplois mal rémunérés », a déclaré Jan-Erik Stostad, secrétaire général de Samak, une association de syndicats nationaux et de partis sociaux-démocrates. « Ils ont un intérêt commun à essayer de contourner les règlements. »
Les dirigeants syndicaux, conscients que les entreprises doivent réduire leurs dépenses ou risquer de perdre ldes parts de marché, ont approuvé à contrecoeur l’embauche d’un nombre croissant de travailleurs temporaires qui peuvent être congédiés à peu de frais.
Les délégués syndicaux sont pressés par la concurrence et ils disent:« Si nous ne les utilisons pas, les autres entreprises remporteront les contrats », a déclaré Peter Vellesen, directeur d’Oslo Bygningsarbeiderforening, un syndicat qui représente les maçons, les travailleurs de la construction et les peintres. « Si la compagnie perd les appels d’offre, il perdra son travail. »
L’année dernière, des entreprises espagnoles et italiennes ont remporté de nombreux contrats pour la construction de tunnels au sud d’Oslo, faisant venir des travailleurs à bas salaires de ces pays. Le syndicat de M. Vellesen a organisé la venue de travailleur et les Européens de l’Est comptent maintenant un tiers de ses quelque 1 700 membres. Mais les tendances sont clairement visibles dans la comptabilité.
De 2003 à 2012, les travailleurs de la construction norvégiens ont connu des augmentations salariales inférieures à la moyenne nationale chaque année, sauf deux, selon une analyse des données gouvernementales réalisée par Roger Bjornstad, économiste en chef à la Fédération norvégienne des syndicats.
Lorsque M. Karlsson, le peintre, est arrivé en Norvège de sa Suède natale au milieu des années 1990, presque tout le monde dans le métier était un travailleur à temps plein. Récemment, alors qu’il peignait les bureaux d’un ministère du gouvernement, il a rencontré des travailleurs albanais. Il gagnait environ 180 couronnes par heure, soit environ 20 €; les Albanais lui ont dit qu’ils étaient payés à peine un tiers de cette somme.
« Le patron pouvait les appeler, et 20 gars se tenaient dehors, prêts à travailler », a dit M. Karlsson. « Ils travaillent des heures supplémentaires sans rémunération. Ils travaillent les week-ends. Ils n’ont pas de vacances. C’est dur pour une entreprise légitime de rivaliser. »
Il a souligné qu’il était favorable à l’ouverture des frontières. « Je n’ai aucun problème avec la venue des Européens de l’Est », a-t-il dit. « Mais ils devraient avoir les mêmes droits que nous, pour qu’on puisse tous rivaliser sur un pied d’égalité. »
Même dans les secteurs spécialisés et mieux rémunérés, la hausse des salaires en Norvège a ralenti, les syndicats et les employeurs coopérant pour améliorer la rentabilité de leurs entreprises. C’est un contraste marqué par rapport aux décennies précédentes, lorsque la Norvège a compté sur les bénéfices des exportations de pétrole tout en accordant des augmentations salariales qui atteignaient 6 % par an. Alors que la crise financière mondiale s’est déclarée en 2008, provoquant un choc puissant en Europe, les salaires élevés de la Norvège ont désavantagé les entreprises norvégiennes sur le plan concurrentiel. C’est d’autant plus vrai que le chômage de masse s’est généralisé en Italie, au Portugal et en Espagne, ce qui a fait baisser les salaires sur l’ensemble du continent. Et surtout parce que les syndicats allemands ont consenti à des bas salaires pour maintenir la domination du pays à l’exportation.
À partir de la mi-2014, une chute abrupte des prix mondiaux du pétrole a ravagé l’industrie énergétique norvégienne et les plus vastes secteurs manufacturiers du pays. Cette année-là, les salaires norvégiens n’ont augmenté que de 1 % après prise en compte de l’inflation, et de seulement un demi pour cent l’année suivante. En 2016, les salaires ont diminué en termes réels de plus de 1 %.
Peder Hansen n’aimait pas l’idée d’une augmentation de salaire moins importante, mais il n’était pas non plus très embêté. M. Hansen travaille dans une raffinerie de nickel à Kristiansand, une ville nichée dans les recoins de la côte sud de la Norvège. Son usine fait partie de Glencore, la gigantesque société minière anglo-suisse. Une grande partie de la production de l’affinerie est destinée aux usines japonaises qui utilisent le nickel pour fabriquer des voitures et de l’électronique. Récemment, les prix du nickel ont été faibles, ce qui a limité les recettes. Cette année, le syndicat de M. Hansen a accepté une augmentation d’environ 2,5%, soit un peu plus que l’inflation. « S’ils augmentaient trop nos salaires, l’entreprise perdrait des clients », dit M. Hansen. « C’est aussi simple que ça. »
Il a la foi que les résultats de son entreprise seront partagées avec lui, parce qu’il l’a déjà vécu. A 24 ans, il gagne 630 000 couronnes par an, avec des heures supplémentaires, soit plus de 70 000€. Il possède une maison de deux étages à Kristiansand, et il a deux voitures, une Audi et une Volkswagen électrique. La vie des dirigeants d’entreprise ne semble pas très éloignée de la sienne.
« Le PDG. est une personne humble », dit-il. « Il te dit bonjour et tu peux discuter avec lui. »
Mais pour certains travailleurs, la chute des prix du pétrole a mis à l’épreuve la confiance dans le marché norvégien. A Arendal, une ville côtière de maisons en bois, située autour d’un port, Bandak, un employeur local a succombé à la crise. L’entreprise fabriquait des équipements de raccordement d’oléoducs. À mesure que les commandes se faisaient rares à la fin de 2014, une série de mises à pied commencèrent. Les travailleurs ont fini par accepter une réduction de salaire de 5% pour épargner leur emploi.
« Nous voulions garder tous nos employés, donc nous sommes restés solidaires », a déclaré Hanne Mogster, l’ancienne directrice des ressources humaines. « Il y avait beaucoup de confiance. »
Mais l’entreprise a rapidement fait faillite. Et c’était le cas pour les 75 travailleurs restants.
Per Harald Torjussen, qui travaillait sur la chaîne de montage de Bandak, a réussi à trouver un emploi dans une usine voisine à un salaire légèrement meilleur. Pourtant, sa confiance a été ébranlée.
« C’est beaucoup moins sûr », dit M. Torjussen. « Nous approchons peut-être de ce que c’est aux États-Unis et au Royaume-Uni. »
]]>Le TX a été développé au Royaume-Uni par la London Electric Vehicle Company (LEVC), avec des investissements substantiels de ses propriétaires chinois. La société affirme que le nouveau taxi a une portée électrique pure d’environ 110 kilomètres. Avec l’aide d’un ajout de 1,5 litre d’essence, il peut parcourir jusqu’ à 650 kilomètres.
Une technologie similaire est utilisée depuis quelques années dans les voitures particulières comme la BMW i3, mais c’est la première fois qu’elle est utilisée dans un taxi spécialement conçu à cet effet. Seuls les « taxis à émissions nulles » seront autorisés à partir de janvier, interdisant ainsi à de nouveau taxis diesel de circuler dans la capitale anglaise.
Richard Gordon, directeur commercial de LEVC, a déclaré: « Le véhicule a vraiment été conçu comme un taxi londonien. Leur chargement pourra se dérouler la nuit. Ils auront tendance utiliser l’essence en dehors de Londres et utiliseront l’électrique lors de leur trajets en ville. »
La Transport for London offrira des subventions pouvant atteindre 5 000 euros pour encourager les chauffeurs des taxis diesel les plus polluants à changer de véhicule.
Certains conducteurs s’inquiètent du manque de chargeurs rapides pour répondre à la demande. Un chauffeur de taxi parcourt en moyenne 200 kilometres par jour, selon le LEVC, ce qui signifie qu’il devront théoriquement recharger leur taxi dans la journée. Avec 24 000 taxis dans les rues de Londres, il y aura une forte demande de chargeurs rapides, d’ici à ce qu’ils soient tous électriques.
Les autorités de transport annoncent qu’il y aura 300 chargeurs rapides de 50 kW sur les bords des routes londoniennes d’ici 2020, dont 75 seront installés d’ici la fin de l’année. Cela s’ajoute aux unités de charge standard plus lentes.
Tom Callow, de Chargemaster, l’une des entreprises qui a été choisi pour installer des chargeurs rapides à Londres, a déclaré: »Je pense que le taxi aura ce grand effet entrainant et montrera aux opérateurs commerciaux ce qu’il est possible de faire avec un véhicule électrique. L’essentiel est de les maintenir en mouvement et de faire en sorte qu’il y ait des chargeurs rapides dans toutes les zones urbaines. On peut les installer partout où il y a du courant. »
Le taxi a été développé avec l’aide financière et l’expertise de la société mère Geely. Le constructeur chinois, qui est également propriétaire de Volvo, a investi 350 millions d’euros dans le projet jusqu’ à présent.
Il y a aussi un prix pour les conducteurs. Le TX a un prix catalogue de plus de 60 000€ Mais l’entreprise insiste sur le fait que les économies de carburant potentielles signifient que les conducteurs économiseront de l’argent à long terme.
La portée est toujours un problème, les points de recharge sont toujours un problème, le coût des véhicules est toujours un problème – il y a donc des obstacles à surmonter, mais la vitesse à laquelle les obstacles diminuent est époustouflante.Alors gageons que le TX n’est qu’un des nombreux nouveaux taxis à propulsion électrique qui devraient être lancés au Royaume-Uni au cours de la prochaine année.
]]>Risto Siilasmaa, 51 ans, a déclaré qu’il s’était inscrit cet été à des cours en ligne sur la programmation de l’IA gérés par l’Université Stanford.
« Je me suis rendu compte que je n’ai pas assez de connaissances approfondies sur ce phénomène… Maintenant, je suis de retour à l’étude de la programmation après 30 ans », a-t-il déclaré à Reuters.
« Je ne veux pas devenir programmeur AI. Je veux comprendre en profondeur les capacités et les limites de l’IA. »
Depuis le début des cours, M. Siilasmaa a déclaré qu’il avait informé le conseil d’administration et les directeurs de la société finlandaise d’infrastructure de télécommunications sur le sujet.
« Je veux sensibiliser les gens… à ce sujet, parce que l’IA sera un moteur clé de la révolution industrielle en cours. »

Autrefois réservée aux chercheurs, l’intelligence artificielle a attiré l’attention des entreprises, des soins de santé aux services financiers, qui cherchent à utiliser des algorithmes pour analyser les données et trouver des modèles pour résoudre les problèmes.
Nokia vise à proposer des logiciels plus sophistiqués pour analyser les montagnes de données collectées par les opérateurs de réseaux télécoms, afin de créer des services plus performants et plus personnalisés.
Les applications potentielles pour l’IA, que Nokia a commencé à déployer cette année, comprennent le dépannage des goulets d’étranglement réseau et l’analyse de la circulation pour une utilisation dans les voitures sans conducteur et les « villes intelligentes » remplies de milliards d’appareils liés au réseau.
Siilasmaa a reçu des éloges pour avoir transformé la société finlandaise, qui était un fabricant de téléphones mobiles en difficulté, en l’un des plus grands fabricants mondiaux d’équipements de réseaux de télécommunications.
« J’ai remarqué que lorsque je fais quelque chose que les gens n’ont pas l’habitude de voir un président faire, cela les inspire et les encourage à sortir des sentiers battus », a-t-il ajouté.
Nokia a vendu l’entreprise de téléphonie à Microsoft en 2014, qui a largement abandonné le marché des appareils mobiles.
Le nom de Nokia est récemment revenu sur le marché des smartphones grâce à un accord de licence de marque avec HMD Global.
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